La sclérose en plaques est-elle associée aux neurotransmetteurs ?
Neurotransmetteurs excitateurs et inhibiteurs :les neurotransmetteurs peuvent être largement classés en types excitateurs et inhibiteurs en fonction de leurs effets sur l'activité neuronale. Dans la SEP, il existe des preuves suggérant des altérations de l’équilibre entre la neurotransmission excitatrice et inhibitrice. Par exemple, des niveaux réduits d’acide gamma-aminobutyrique (GABA), un neurotransmetteur inhibiteur, ont été observés chez des personnes atteintes de SEP.
Glutamate :Le glutamate est le principal neurotransmetteur excitateur du système nerveux central. La dérégulation de la signalisation du glutamate a été impliquée dans la pathogenèse de la SEP. Plus précisément, une activité excessive du glutamate peut entraîner une excitotoxicité, provoquant des lésions neuronales et contribuant aux symptômes de la SEP.
Dopamine :La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans diverses fonctions, notamment le mouvement, la récompense et la motivation. Des études ont montré que les personnes atteintes de SEP peuvent présenter des niveaux réduits de dopamine dans certaines régions du cerveau, ce qui pourrait contribuer à la fatigue, à des troubles de la coordination et à des troubles de l'humeur.
Sérotonine :La sérotonine est un neurotransmetteur associé, entre autres, à la régulation de l'humeur. Des altérations des taux de sérotonine ont été observées chez les personnes atteintes de SEP, et certaines études suggèrent que le dysfonctionnement de la sérotonine pourrait contribuer à la dépression et à l'anxiété couramment ressenties par les personnes atteintes de SEP.
Thérapies basées sur les neurotransmetteurs :Bien que le rôle des neurotransmetteurs dans la SEP soit encore à l'étude, des efforts de recherche se poursuivent pour développer des traitements ciblant des systèmes de neurotransmetteurs spécifiques. Par exemple, certaines études ont porté sur l’utilisation de médicaments qui modulent la signalisation du glutamate ou augmentent les niveaux de dopamine pour améliorer les symptômes chez les personnes atteintes de SEP.
Dans l’ensemble, bien qu’il existe des preuves suggérant des altérations des niveaux de neurotransmetteurs et de la signalisation dans la SEP, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre les relations spécifiques entre les neurotransmetteurs et la maladie. En comprenant mieux ces relations, il pourrait être possible de développer des traitements plus efficaces ciblant les déséquilibres des neurotransmetteurs et d’améliorer les résultats pour les personnes atteintes de SEP.